Bordeaux, An I de la LGV

, par Philippe Loquay. Catégorie : Au Club

lisea

Alors, bien sûr, Strasbourg, c’est l’Est ; Lyon, Marseille, la Méditerranée ; Rennes, la Bretagne ; mais tout vient à point pour qui sait attendre : maintenant, la LGV est à BORDEAUX !

Alors, après six mois d’exploitation, Hervé Le Caignec, Président de LISEA (celle par qui 2h04 est possible), et son équipe, faisaient le point.

Petit rappel technique d’abord.

LISEA – 49% du coût de la construction (7.8 Milliards €) – est un groupement d’entreprises (Vinci, CDC, SOJAS, et des fonds privés) concessionnaire pour 50 ans des 320 kms entre Tours et Bordeaux ; COSEA (Vinci, Eurovia, ETF, Systra, etc) est le technicien chargé de la conception et la construction de l’ouvrage ; MESEA  (Vinci, Systra) est la structure chargée de la maintenance de la LGV SEA Tours-Bordeaux. Cet ensemble a la responsabilité de l’entretien et du bon fonctionnement de cette « épine dorsale » de la Nouvelle-Aquitaine pendant 50 ans. Et il y a donc six mois que l’Aventure a commencé.

A ce jour, les résultats constatés montrent la « judiciosité » de construire cette ligne, et augurent de belles perspectives.

15 000 trains circulés et 94% de régularité (avec 80 trains en moyenne par jour) ! 2,7 millions de passagers transportés ; troisième liaison la plus fréquentée, derrière Paris-Lyon et Paris-Lille. 70% d’augmentation du nombre de passagers entre Ile de France et Bordeaux ; facilités dont peuvent aussi profiter les Toulousains. Parallèlement, la fréquentation aérienne de ce couloir (Centre-Sud-Ouest) diminue sensiblement.

Ce sont là des auspices propres à conforter et encourager LISEA dans sa démarche d’amélioration du service rendu au bénéfice de l’usager. Mais ce n’est pas le seul souci du concessionnaire ! Avec la sensibilisation de la population à la qualité de l’Espace et aux problèmes environnementaux, LISEA a pris le parti de s’engager franchement dans une démarche de qualité et, selon l’expression, de développement durable.

Ces interventions se font par le biais de trois Fondations :

LISEA Carbone (5M€) : soutien de projets dans la performance énergétique, dans la transition énergétique du monde agricole (etc.), pour la réduction de l’effet de serre, démarche dans laquelle s’inscrit le transport ferroviaire. Ces soutiens s’adressent directement à des particuliers ou des collectivités (chantiers), mais aussi à des structures de recherche de solutions innovantes (startup).

LISEA Biodiversité (4M€) : Soyons honnêtes : on ne fait pas un chantier (LGV) de ce type sans inconvénients sur l’environnement. LISEA en était conscient, et d’autre part, la législation était là. Cette fondation intervient sous plusieurs formes : formation, sensibilisation, protection, réhabilitation et recréation d’espaces naturels pour la sauvegarde de la faune et de la flore (qui aboutira à 3 500 hectares de mesures compensatoires).

Sillon Solidaire (1,5M€) : favoriser l’insertion, développer les actions de soutien et de prévention, soutenir l’activité économique, dans les six départements traversés par la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique.

Beau programme, vaste programme aurait-on dit… avant. Ces résultats montrent qu’il faut continuer. C’est ce à quoi s’emploie LISEA, qui réfléchit et travaille à optimiser la régularité, la gestion, le confort, qui cherche et établit de nouveaux contacts – prospective de nouveaux utilisateurs -, et tire des plans sur l’avenir, et… de nouvelles destinations.

Affaire à suivre !

Pierre Cottreau

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