Le Club et les associations estudiantines africaines de Bordeaux au cœur d’un projet solidaire

, par Club de la Presse. Catégorie : Au Club, Profession

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Chaque année, plus de 2500 étudiants internationaux sont accueillis à lUniversité Bordeaux Montaigne (1). Des étudiants confrontés à un nouveau rythme de vie, une culture différente et une prise en charge qui peut leur sembler hasardeuse. Logement, bourses, transports, épargne, etc… Ces difficultés sont évidemment renforcées à l’ère de la COVID-19. 
C’est pourquoi, Marcel Tolno, journaliste, étudiant en communication et membre du Club Junior, a organisé le 29 juillet, avec le Club de la presse de Bordeaux, une rencontre avec les représentants des associations estudiantines africaines de Bordeaux. Un rendez-vous pour débattre sur ces thématiques et proposer le lancement d’un projet commun solidaire.
 
Lors de ces échanges, étaient présents Brice Gbessi de l’Association des Élèves, Étudiants et Stagiaires Ivoiriens en Gironde (AEESIG), Evony Atchade, Secrétaire Générale de l’Association Béninoise des Étudiants de la Gironde (ABEGI), Godefroid Dika Liba de l’Association Composante des Étudiants Congolais de Bordeaux (RDC)Oumar  Mangassouba de l’Association des Étudiants et Ressortissants Mauritaniens en Gironde (AERMG)Alpha Balde de l’Association Guinéenne des Élèves Étudiants et Sympathisants de Bordeaux (AGEEBS) en visio et Zoula Martial de l’Association des Stagiaires et Étudiants Camerounais de Bordeaux (ASECB) en visio également.
Comme « mentor » et conseillère de l’initiative, le Club salue l’intervention de Aïcha Sangare, Directrice de l’École Professionnelle de la Médiation et de la Négociation.
 
Une nouvelle famille en devenir
Pour discuter des difficultés prédominantes liées au bon suivi des études à Bordeaux pour un étudiant international, il faut savoir « s’entendre et apprendre à être en relation avec les autres » selon Aïcha Sangare. Mener à bien cette mission passe par l’établissement d’objectifs cohérents et rationnels. 
Le premier objectif consiste à faire connaître les membres des associations estudiantines africaines de Bordeaux entre eux et créer une synergie avec le Club de la presse de Bordeaux. Cette connexion opérée, il sera possible d’échanger sur les initiatives de chaque association, sur leurs envies, leurs réussites et leurs échecs. Aborder les perspectives de l’après Covid-19 aussi. Et enfin, créer avec le Club Junior un projet artistique commun, solidaire et bénévole pour mettre en lumière ces associations et leurs activités. Une initiative qui pourra, dans un second temps, créer un lien avec des associations professionnelles sectorielles.
 
Comme le rappelle Marcel Tolno, il s’agit là d’une responsabilité commune à chaque étudiant international. Ils sont les premiers acteurs concernés, connaissent les fêlures existantes du système et doivent en discuter avec leurs pairs. Ensemble, ils pourront amorcer cet accompagnement et ce soutien plus clair et accessible aux futurs étudiants africains arrivés à Bordeaux. Pour le représentant du Club Junior, c’est se trouver de “nouveaux amis et une nouvelle famille” qui sera à l’origine de ce chamboulement.
 
Pour quel projet ?
Les outils capables de bâtir cette cohésion entre les associations doivent se concentrer autour d’un projet commun selon Aïcha Sangare. Pour elle, chaque cause doit être portée par un projet. Le bien-être au travail, la qualité de vie, le parcours étudiant… tous sont des sujets de projets. Le leur se voudra artistique et d’intérêt social.
 
De plus, des outils il y en déjà : des événements (match de football par exemple) réunissant certaines associations, un collectif WhatsApp des Présidents des divers organismes, etc… Il faut donc capitaliser et utiliser ces initiatives existantes pour accompagner, alléger et capitaliser sur ce nouveau projet.
 
Le Club, lui, couvrirait un tout autre terrain. Celui du relai. En effet, le Club a été heureux de pouvoir accueillir des étudiants internationaux qui s’installent à Bordeaux et qui souhaitent notamment s’orienter vers des professions liées à l’information. Il espère aussi pouvoir favoriser la visibilité de leur projet, lors de sa concrétisation. 
 
Se donnent donc rendez-vous pour une seconde rencontre, les associations estudiantines africaines et le Club, courant septembre/octobre. Un tumulte d’idées pour ce futur projet se bouscule déjà : court-métrage, exposition photos, portraits, témoignages sur des thématiques comme le logement, les transports, etc… 
Mettre en valeur les particularités de chaque pays que représentent les associations pour les réunir autour d’un projet commun. Et être vu. Connu. Mémoré. 

 

Kim Gaborieau

 

Sources
 
 

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