Face à la presse : Vincent Feltesse

, par Philippe Loquay. Catégorie : Au Club

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Vincent Feltesse, qui prépare sa candidature aux prochaines  municipales de Bordeaux, est venu au Club  pour un Face à la presse animé par Bruno Béziat, Sud Ouest, et Simon Barthélémy, Rue89 Bordeaux.

Celui qui vient de sortir le livre “Et si tout s’était passé autrement“, est revenu devant les journalistes bordelais sur ses années passées auprès de François Hollande. « Un quinquennat marqué par les frondeurs » regrette l’ancien conseiller qui dit sa « réticence à la gauche protestataire ». Malgré les échecs électoraux du PS, l’ex président de la CUB, affirme être toujours socialiste « c’est selon moi le meilleur levier pour agir », un vrai bémol cependant : «  je reste aujourd’hui au PS mais je me demande si dans les mois à venir le parti va pouvoir se renouveler ? ».
Alors si ce n’est pas le PS, quel sera le parti de celui qui disait aux dernières municipales qu’il deviendrait  maire de Bordeaux en 2020 ? Selon Vincent Feltesse « il y a de l’espace » sur l’échiquier politique. Mais alors avec quels camarades partirait-il, sous quelle étiquette ? Après un silence, Il nous répond  « je pense que vous êtes vieux ! La façon de faire la politique a changé » et d’ajouter  « je veux continuer à faire le pari de la société civile, 200 personnes participent à nos réunions, on travaille sur un projet, un programme, on verra  qui nous rejoint ».
Sur les questions de la gestion métropolitaine, le conseiller municipal de Bordeaux démarre sur l’aspect “attractif“ de la Métropole… il est interrompu par Bruno Béziat : « les gens qui vivent ici, qui sont tous les matins, tous les soirs dans les bouchons en ont que faire de la belle image de la Métropole ». Vincent Feltesse concède que la mobilité est un problème et doit devenir une priorité mais ajoute qu’il ne faut pas « dénigrer les atouts du tram, de l’Arena, la LGV, le Grand Stade, Euratlantique, etc. On avait besoin de se remettre à niveau, on l’est aujourd’hui mais il faut maintenant remettre à plat les investissements, reparler du grand contournement, de péage urbain… ».
Vincent Feltesse s’attaque aussi à la question de l’immobilier « on aurait dû créer un établissement public privé afin de limiter la défiscalisation » regrette-t-il.
Pour ce qui est des mois à venir, Vincent Feltesse travaille auprès d’Alain Rousset sur une écotaxe régionale et au printemps, il prévoit de publier un pré-projet de son association Bordeaux-Métropole des Quartiers, dans le même temps il doit lancer une plateforme participative.

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