Le Futuroscope, un succès en Nouvelle Aquitaine

, par Philippe Loquay. Catégorie : Au Club

futuroscope

Il est devenu le second parc de loisirs national, derrière Disneyland Paris, avec deux millions de visiteurs en 2017 et 108 millions d’euros de chiffre d’affaires. Depuis plusieurs années, le Futuroscope de Poitiers a pris l’habitude de venir présenter ses activités au Club de la Presse de Bordeaux, et ce bien avant que la Région Nouvelle Aquitaine ne rende normal cet épisode.

« La Gironde a pris l’avantage cette année ! C’est le plus gros pourvoyeur de clients sur le Futuroscope, avec plus de 100.000 personnes sur les deux millions de visiteurs annuels, et votre département a avancé cette année, même par rapport à Nantes, avec 8% de clientèle en plus. » Dominique Hummel, le président du directoire du grand parc poitevin, était une nouvelle fois au Club pour présenter les nouveautés et les programmes de son organisation. Une « dernière fois » aussi, car après quinze ans de bons et loyaux services, il part vers d’autres aventures. Son successeur sera au 1er avril l’actuel directeur d’exploitation Rodolphe Bouin.

Mais c’est un changement dans la continuité, car c’est une équipe qui gagne : depuis 2011, avec l’arrivée de la Compagnie des Alpes, qui détient la majorité, « le parc a accompli l’exploit de ne plus dépendre de l’impôt et d’avoir son autonomie financière, en dégageant 20 millions d’excédents par an. »

Lors de sa création en 1987, René Monory, alors président de la Région Poitou Charentes, l’avait voulu comme un moteur économique, mais aussi éducatif et culturel : l’“edutainment“. Il joue toujours ce rôle mais en plus, il a atteint le niveau d’un parc de loisirs international. Au point de décrocher deux fois le titre de “Meilleure attraction mondiale“ par le TEA : en 2011 pour “Arthur l’aventure 4D“, puis en 2014 pour “Les Lapins Crétins“. Et en 2016, le Kinémax devient la première salle en Europe à avoir le procédé IMAX Laser sur un écran de 600 m2.

De Pesquet aux drones

Parmi les grandes nouveautés de la réouverture 2018, assurée le samedi 9 février, il y aura d’abord « L’extraordinaire aventure spatiale de Thomas Pesquet », justement au Kinémax et sur écran géant. Raconté par Marion Cotillard, ce voyage à 28.000 km/h, à 400 km de la Terre, va procurer de fortes sensations.

Ensuite, pour les vacances d’avril, Sébastien Loeb, « un pilote d’exception, avec neuf titres de champion du monde des rallyes et 78 victoires » dévoilera ses méthodes de conduite sur une centaine de « sièges baquets dynamiques » spécialement équipés pour rendre des sensations de pilotage de course : chaque spectateur sera équipé d’un casque VR5D, permettant le 360° et la spatialisation des sons, des capteurs de mouvements, d’odeurs etc… De 600 à 700 personnes à l’heure sont attendues, avec 700 m2 de “pré-show“ avant d’aller piloter.

Troisième attraction nouvelle, la “Drone Academy“ est développée avec une entreprise de Bordeaux, Dronysos, qui présente douze drones en vol à la fois. « Je les ai rencontrés l’an dernier au CES de Las Vegas, explique Dominique Hummel, et on a développé une animation où ils se déploient sur des carrés de couleur. »

Et toujours au Futuroscope, “l ‘Extraordinaire Voyage“, inspiré des aventures de Jules Verne, le parc jardin et ses 100.000 plantes, et des dizaines d’autres activités. A raison de deux ou trois attractions de plus chaque année, le parc manifeste toujours une inventivité prolifique, avec l’appui des dernières technologies : ainsi une appli existe pour recevoir sur smartphone, dans les allées et les sites, toutes informations utiles, ainsi que des jeux et un parcours personnalisé. « Plus d’un visiteur sur deux l’a utilisé l’an dernier, conclut le président, avec un taux de satisfaction de 88% ».

CONTACT PRESSE

Jérôme Neveux, 05 49 49 20 42, portable 06 82 83 63 20, mail jneveux@futuroscope.fr

Jean-Pierre Spirlet

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