L’organisation du 30e congrès international  de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) à Tunis était un signal fort adressé aux journalistes tunisiens mobilisés pour la défense de la démocratie dans leur pays. Le vote, le 12 juin, à l’unanimité des 300  délégués des  187 syndicats adhérents constituait aussi un évènement pour les 600 000 professionnels lire la suite

L’organisation du 30e congrès international  de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) à Tunis était un signal fort adressé aux journalistes tunisiens mobilisés pour la défense de la démocratie dans leur pays. Le vote, le 12 juin, à l’unanimité des 300  délégués des  187 syndicats adhérents constituait aussi un évènement pour les 600 000 professionnels réunis au sein de cette organisation présente dans le monde entier. La Charte mondiale d’éthique des journalistes, dite Charte de Tunis, s’applique aux journalistes de tous les pays.

 

La Charte mondiale d’éthique des journalistes rappelle et renforce les normes définies par le précédent Code de Principes de la FIJ sur la Conduite des Journalistes, le seul texte relatif à la déontologie journalistique internationalement reconnu à ce jour. Ce dernier a été voté au congrès de Bordeaux, en France, il y a 65 ans, et n’a pas été mis à jour depuis 1986, d’où le besoin d’une nouvelle Charte adaptée aux défis auxquels sont désormais confrontés les médias.

La Charte repose sur des textes majeurs du droit international, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle contient un Préambule et 16 articles et précise les droits et les devoirs des journalistes en termes d’éthique.

Le Préambule de la Charte énonce que : « La responsabilité du/de la journaliste vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, notamment à l’égard de ses employeurs et des pouvoirs publics. » Il rappelle que le journalisme est une « profession » qui « demande du temps et des moyens et suppose une sécurité morale et matérielle ». D’autres dispositions portent sur le respect des faits, les conflits d’intérêt, la protection des sources et les discriminations.

Le Secrétaire général de la FIJ Anthony Bellanger a déclaré: « L’adoption de cette Charte mondiale d’éthique des journalistes fera date dans l’histoire de la FIJ car la déontologie était l’un des piliers fondateurs de la fédération, lors de sa création en 1926 à Paris. Ce nouveau document reprend les devoirs professionnels édictés en 1954, mais on y a également ajouté des droits, dans un monde où la profession est malmenée. Les journalistes du monde entier pourront désormais se reconnaître dans la Charte mondiale d’éthique de la FIJ et l’opposer à des employeurs peu scrupuleux. »

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