Les journalistes ne doivent pas être une cible

, par Club de la Presse. Catégorie : Com Actu

mobilisation-journalistes

Le Club de la presse avait invité les journalistes à se retrouver mardi 11 décembre dans ses locaux pour réfléchir sur la suite à donner aux violences verbales ou physiques, menaces et intimidations exercées à l’ encontre de plusieurs d’entre eux lors de la couverture des manifestations des gilets jaunes. Ils étaient plusieurs à se retrouver après la présentation par Jacques Follorou, journaliste d’investigation au Monde de son livre, l’État secret, en présence de Jean-Claude Guicheney, de la Ligue des droits de l’homme.
Depuis plusieurs semaines les syndicats de journalistes sont mobilisés afin de rendre public les dérapages constatés lors de reportages et des difficultés à remplir leur mission d’informer en raison du comportement de manifestants ou des forces de l’ordre. A Paris, à La Réunion, à Marseille, Toulouse, Bordeaux, des incidents sont à relever.Après une première entrevue le 30 novembre, ils ont demandé une nouvelle rencontre au ministère de l’Intérieur.
Pourquoi, des photographes de presse, clairement identifiés comme tels, se sont-ils fait confisquer leur équipement de protection individuel (casques, lunettes et masque à gaz), les plaçant en difficulté pour travailler en sécurité, pourquoi la seule vue de professionnels de l’information suscite-t-elle chez certains gilets jaunes, un débordement de violence? Empêcher les journalistes de travailler, les agresser quand ils oeuvrent dans l’interêt de tous les citoyens, n’est pas tolérable alors que l’infox se développe sur les réseaux sociaux.

A son échelle, le Club de la presse ne peut se contenter de constater ces faits. Pour les recenser, il a fait appel aux journalistes pris pour cible de témoigner en vue de publier un communiqué, dans un premier temps.

 

 

Cet article vous a plu ?