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A France 3 Toulouse, les salariés contestent la réorganisation de la chaîne
Mardi 01 décembre 2009
Le projet de réorganisation de France 3 prévoyant de regrouper les 13 directions régionales en quatre "pôles de gouvernance" a suscité le 1er décembre l'inquiétude des salariés et une levée de boucliers des élus à Toulouse face à la décision d'implanter le pôle Sud-Ouest à Bordeaux. Une assemblée générale du personnel de France 3 à Toulouse a réuni environ 80 salariés sur 260 à l'appel des syndicats, "ce qui est énorme en début d'après-midi", a déclaré Michel Pech, délégué du personnel des journalistes CGT. Les salariés s'inquiètent du transfert prévisible vers Bordeaux de 25 salariés des ressources humaines, de la comptabilité et de la communication. "Nous allons demander des détails à la direction sur les conséquences pour le personnel et on envisagera alors une éventuelle action", a indiqué le délégué CGT.
"Ce qui nous met en colère, c'est que toutes les conditions objectives allaient dans le sens de Toulouse, si on a choisi Bordeaux c'est strictement politique, on a pris une ville UMP plutôt que PS, Juppé plutôt que Cohen", a-t-il estimé. Le maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen a aussi dénoncé des "considérations politiciennes" et l'absence de concertation avec les personnels et les collectivités, soulignant dans un communiqué que Toulouse "c'est la position géographique la plus centrale de la région Sud-ouest", qui réunit à la fois Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine et Limousin. "Tout autre choix tournerait le dos à l'efficacité", selon Pierre Cohen. "Toulouse est l'un des plus grands sites de production de France 3, ce qui en fait, en termes d'effectifs, le site le plus important de la région Sud-Ouest", a ajouté le maire. Le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy (PS), a déclaré qu'il "déplore cette décision prise sans concertation alors que tout laissait entendre depuis plusieurs mois que (le pôle) serait effectivement implanté à Toulouse". Le maire PRG de Blagnac, Bernard Keller, conclut "chacun saura y voir un Etat qui impose sa ligne sans aucun sens du dialogue et de la démocratie"