Comment parler du suicide dans les médias ?

, par Philippe Loquay. Catégorie : Au Club

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Le suicide constitue un problème majeur de santé publique qui mérite toute notre attention (près de 10 000 personnes meurent par suicide chaque année en France et environ 220 000 tentatives de suicide sont prises en charge chaque année par les urgences hospitalières).

Sa prévention est loin d’être aisée. Tout comme son traitement médiatique.

S’agissant d’un sujet aussi sensible parce que touchant à l’intime, les journalistes se disent souvent démunis quand à la façon d’appréhender le sujet. Or, en tant que sujet interrogeant le corps social, il est régulièrement susceptible de faire la Une des médias.

Toutefois, l’actualité en matière de recherche scientifique met en évidence que, dans certaines circonstances, les mots pour décrire le suicide peuvent s’avérer délétères. C’est l’effet Werther selon lequel la diffusion médiatique du suicide peut être à l’origine d’un phénomène d’imitation chez les personnes vulnérables. A l’inverse, l’information, lorsqu’elle répond à certaines caractéristiques, pourrait contribuer à prévenir les conduites suicidaires. Cet effet protecteur est connu sous le nom de Papageno. Le traitement médiatique du suicide requiert donc quelques précautions.

Les responsables du programme Pagageno interviennent régulièrement auprès des journalistes afin de les sensibiliser à ces effets et diffuser les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé. Ces dernières, d’application très simple, se veulent être un soutien au travail journalistique sans entraver l’indépendance des rédacteurs, elles aident à limiter au maximum le risque d’incitation suicidaire.

Le Club de la presse propose un Café Presse sur « Comment parler du suicide dans les médias ?« , mardi 21 novembre de 19h à 20h30, dans ses locaux, 9 rue des Capérans à Bordeaux, avec :

Nathalie Pauwels, chargée de déploiement du programme Papageno

Nicolas Lecat, interne en psychiatrie

Rencontre animée par Laetitia Langella présidente du Club de la Presse et

Marie-Christine Lipani maître de conférences, IJBA-université Bordeaux-Montaigne/MICA.

Entrée libre.

 

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