La semaine des Afriques d’ici et d’ailleurs

, par Richard HECHT. Catégorie : Choix du Club

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Plus d’une vingtaine de rendez-vous, une quarantaine d’invités, des mots, des images, des sons se fondent pour la 3ème édition de la semaine des Afriques organisée par l’Institut des Afriques (IdAf) en plusieurs lieux de Bordeaux et de La Nouvelle Aquitaine, du lundi 29 janvier au 4 février.

« Innover dans les Afriques » tel est le thème mis en avant cette année par les initiateurs d’une manifestation riche en propositions de rencontres. En trois ans d’existence, l’ Institut des Afriques n’a pas chômé. Ce carrefour des possibles  doit son existence à un collectif d’associations (11), d’acteurs et d’institutions travaillant avec les Afriques. On y retrouve, entre autres,  la région, le département, la ville de Bordeaux,  SO Coopération, le Réseau Aquitain pour le Développement et la Solidarité Internationale (RADSI), le laboratoire Les Afriques dans le monde (CNRS/Sciences Po Bordeaux) où enseigne le président de l’ IdAf, René Otayek, le MC2a (Migrations culturelles aquitaines afriques).  «  Sur Bordeaux il existe un potentiel africaniste important avec  une diaspora africaine très variée » souligne le politologue. Le terme de  » Little Africa » de Bordeaux n’est pas usurpé. « L’idée en l’air depuis quelques temps » a germé et donne ses premiers fruits.

Tisser des liens au delà des océans
Alors que le comité de réflexion sur la mémoire de l’esclavage à  Bordeaux poursuit ses travaux en vue de la remise d’un rapport sur ce sujet, la dynamique impulsée par le collectif bordelais lance un pont entre les cultures africaines et européennes. Autour de la notion d’Afriques « avec un « s » qui dérange parfois« , l’ IdAf associe le continent africain  » avec des trajectoires qui ne se confondent pas les unes avec les autres » et les diasporas d’ici (dont l’Union des travailleurs sénégalais en France) et d’ailleurs, y compris haïtienne.
Pour faire travailler et se rencontrer les compétences locales, créer des synergies,  un bâtiment, rue du Mirail à Bordeaux,  est dans les tuyaux. Depuis la base bordelaise, l’ Institut veut tisser des relations avec les ports d’Afrique et d’Amérique, avec d’autres villes   (Nantes, La Rochelle, Pau, Limoges) pour s’interroger ensemble sur la mémoire collective.

Tout cela donne à l’arrivée un programme riche et éclectique, soutenu notamment par la Drac Aquitaine. La soirée d’ouverture a lieu au cinéma Utopia, le lundi 29 janvier à 18 h avec l’économiste et philosophe sénégalais Felwine Sarr, suivie de la projection-débat « Une révolution africaine : les dix jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré ».
Le mardi 30 janvier à 12h : vernissage de l’exposition « Fusions » à l’espace Saint Rémi de Bordeaux (du 30 janvier au 4 février) Le collectif Cargo 209, Migrations culturelles aquitaine afriques (MC2a) et la SAFFCA se sont associés pour permettre à 26 artistes de montrer que « l’Afrique innove ». Le même jour à 20h30, au Rocher de Palmer, la musique sera à l’honneur avec  un concert Perrine Fifadji+ Are l ac oy a va (entre chants lyriques, mélodies et griots africains).
Le 30 janvier à 18h, au campus  Victoire (3ter place de la Victoire à Bordeaux), conférence « Femmes et médias en Afrique : à l’affiche, aux micros, aux manettes ? » avec Irane Belkredim, journaliste et chroniqueuse algérienne.
Mercredi 31 janvier à 14h30, visite commentée « Bordeaux au XVIIIe siècle, le commerce atlantique et l’esclavage ». (réservation au Musée d’Aquitaine 05 56 01 51 00).
Le 2 février à 18 heures, à  la librairie Georges à Talence, dans le cadre des invités d’écla, l’auteure  Darline Gilles, lauréate de la résidence d’écriture francophone Afrique-Haïti 2018, présente son projet « Un soupir entre deux ciels » qui explore les thématiques de l’esclavage et de la négritude.

Le programme complet est à découvrir ici : www.institutdesafriques.org

Richard Hecht

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