Roméo Langlois enfin libéré par les Farc le 30 mai ?
Des images du reporter de France 24, enlevé par la guérilla des Farc et blessé il y a un mois dans le sud de la Colombie, ont été dévoilées lundi 28 mai et le montrent apparemment en bonne santé. Ses ravisseurs en ont profité pour dévoiler des détails sur sa libération, qui doit arriver mercredi 30 mai. Les Farc ont réclamé un "protocole de sécurité" afin d'avoir des "garanties sûres pour leur intégrité physique".
Les Farc souhaitent remettre le journaliste à une délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). A leur demande, elle inclura l'ex-sénatrice colombienne Piedad Cordoba, directrice de l'ONG Colombiens pour la paix, et un émissaire du président français, François Hollande. Enlevé lors d'un reportage sur une opération anti-drogue de l'armée dans le département de Caquetas, Roméo Langlois doit être libéré en pleine jungle car les Farc sont installées dans la forêt amazonienne. Afin d'assurer leur sécurité, les Farc vont préciser le lieu de rendez-vous au dernier moment. "Les coordonnées du site où sera libéré Roméo Langlois seront remises en temps opportun à la mission humanitaire", ont indiqué les guérilleros. "Roméo Langlois sera libéré dans une zone que nous connaissons bien. Il ne devrait y avoir aucun problème à le faire libérer par voie terrestre ou par voie fluviale", a rassuré l'antenne de la CICR, interrogée par le journal Terra (lien en espagnol). "Les rebelles devraient communiquer les coordonnées du journaliste 'au plus tard mercredi'", a précisé le porte-parole du CICR en Colombie, Jordi Raich. Selon les souhaits des Farc, l'armée colombienne a dû annoncer la "suspension des opérations militaires", a déclaré Jordi Raich. Elle devrait commencer mardi à 18 heures (heure locale) et expirer le 31 mai à 6 heures (heure locale). L'antenne du CICR à Florencia, la capitale du Caqueta, dispose de voitures et d'embarcations, des véhicules prêts à partir à tout moment à la recherche du journaliste français. Les dernières libérations se sont déroulées à bord d'hélicoptères. Mais cette fois, le gouvernement brésilien, plusieurs fois associé à des opérations de libération d'otages, n'en a pas fourni. De son côté, le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, est resté prudent : "Nous attendons que les Farc mettent en œuvre leur engagement de libérer notre compatriote", a-t-il dit, soulignant que la France restait "pleinement" mobilisée.